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Papier Machine, de Marion Pinaffo & Raphaël Pluvinage : l'électronique en couleurs

« Papier Machine » aux D’Days 2017

Raphaël Pluvinage & Marion Pinaffo, lauréats Audi talents awards Design 2016, décryptent les forces mystérieuses de notre quotidien technologique du 2 au 14 mai, au Musée des Arts décoratifs.

« Let’s play ! » La thématique de la 17e édition des D’Days n’aurait pas pu mieux faire écho au  « Papier Machine » de Raphaël Pluvinage & Marion Pinaffo. Exposé pour la première fois au terme d’un an d’accompagnement, le projet des lauréats des Audi talents awards 2016 prendra ses quartiers pour douze jours au Musée des Arts Décoratifs  pendant le Festival du Design de Paris. Pensé comme un processus intuitif et ludique, il aspire à déchiffrer l’histoire physique et chimique de machines qui abritent habituellement leurs mystères dans des architectures microscopiques. A l’origine du projet des deux jeunes designers ? Une ambition enthousiasmante pour le public : coucher sur le papier la magie du fonctionnement de nos appareils domestiques et  dévoiler les mystères de l’électronique, sans passer par la case de l’assommant traité scientifique… Car les accessoires technologiques qui nous entourent de plus en plus nous apparaissent à la fois comme familiers et insondables.

Qui, en effet, peut se targuer de comprendre l’action d’une onde, d’un capteur, d’un programme ; de savoir expliquer comment le basculement d’un smartphone entraîne la rotation de son écran ? Pour procéder à ce décryptage, le duo a imaginé des objets intuitifs qui provoquent des expériences et révèlent la matière cachée des techniques qui nous entourent. Au-delà du didactique, l’exposition invite ses visiteurs à se réapproprier leur univers. Sans expliquer avec des mots, elle permet au public de jouer avec certains principes, d’entrer en interaction via des jeux ou des jouets qu’il prend plaisir à manipuler.

Basée sur des papiers imprimés d’encres conductrices, la recherche de Raphaël Pluvinage & Marion Pinaffo s’incarne en tout dans six projets dévoilés progressivement. L’exposition des D’Days révèle les deux premiers. « Papier Machine: le secret des boîtes noires», est un cahier rassemblant une famille de treize jouets électroniques en papier, prêts à être coupés, coloriés, pliés, assemblés ou déchirés. Sérigraphiés avec des encres de différentes propriétés électriques, ils font émerger le monde de matières, de formes, de couleurs, d’histoires et même d’odeurs qui se tapit derrière la magie de nos machines.  Dans « Papier Machine: Arcade Room», le deuxième projet, l’électronique devient surface. Quatre grands formats en papier, installés du sol au plafond, résonnent sous l’action des visiteurs. Ces derniers se retrouvent plongés au cœur d’un monde énigmatique à actionner, où les textures graphiques et sonores se répondent. Ils entrent en résonance avec la thématique ludique des D’Days 2017 et leur désir de souligner « la capacité du design à réinventer les règles, à rebattre les cartes, à créer nos usages, notre façon d’être au monde. »

A noter que la complicité officielle d’Audi talents awards avec les D’Days débordera les murs du musée. Partenaire officiel du Festival depuis 2009, le programme s’inscrira également dans le parcours via la Galerie Audi talents, dans le Marais, qui proposera une exposition collective des anciens lauréats du concours. Elle coproduira, par ailleurs, la deuxième édition de la Sound Design Party, le 13 mai, à la Gaîté Lyrique.

Sound Design Party #2 avec Romain Benitez

Du bip d’une cafetière au jingle de publicité, le design sonore est discrètement omniprésent dans nos vies. C’est pour en révéler l’importance que les D’Days ont inauguré l’an dernier la première édition de la « Sound Design Party ». L’exploration se poursuit cette année avec toute une journée d’animation, le 13 mai, à la Gaîté Lyrique. Au programme, notamment, une Carte blanche à Romain Benitez, talentueux lauréat Musique à l’image des Audi talents awards 2016, qui partagera un peu de son expertise de la création musicale, de l’arrangement, du mixage et du design sonore en animant un atelier de modulation des images à partir de sons, grâce à un « contrôleur».