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Fratrie graphique et sonore

Lauréats des Audi talents awards 2015 dans la catégorie Musique à l’image, Florent et Romain Bodart ont mis en place pour la deuxième exposition de la Galerie Audi talents, qui ouvre le 1er décembre, un dispositif qui leur ressemble. Intitulé « Musique Meuble, terrain de jeu graphique et sonore », il propose une série d’installations qui mettent le spectateur à contribution. On y retrouve aussi le goût du bricolage d’instruments cher à cette fratrie versée dans le do-it yourself et la musique électronique.

 

Vous avez reçu votre Audi talents award il y a un an. Comment se sont déroulés ces douze derniers mois ?

Nous avons composé la musique de vidéos pour Audi France et les Audi talents awards, nous avons animé des ateliers de bruitage à la Gaîté Lyrique dans le cadre de la Sound Design Party et nous avons aussi donné quelques concerts avec notre groupe Idioma. Moi (Florent), j’ai aussi poursuivi mon activité de graphiste. Mais ces derniers mois, nous nous sommes surtout consacrés à la préparation de l’exposition et de ses machines.

Pourquoi avoir opté pour des installations interactives ?

Cela avait plus de sens pour nous de partager notre passion pour la manipulation du son et de l’image avec le public. C’est pourquoi les deux installations ont été conçues dès le départ pour être manipulables. Celle au rez-de-chaussée – « L’Arbre à cerveaux » – dispose d’un contrôleur assez grand qui permet de jouer à quatre et est placée au centre de la pièce pour rendre l’installation plus conviviale.

Comment décririez-vous ces installations ?

L’une est rythmique et l’autre mélodique. L’Arbre à cerveaux est constitué d’un panneau mural sur lequel nous avons installé 12 objets sonores. Sur chacun est fixé un marteau comme ceux que l’on trouve à l’intérieur des pianos. Ces marteaux frappent de façon coordonnée, ce qui crée un rythme. Le spectateur a dans les mains un boîtier avec lequel il peut changer les séquences jouées par chaque objet pour moduler le rendu global de l’instrument. L’installation au sous-sol, baptisée « Le Pianographe », est plus visuelle puisque en jouant avec les touches du clavier, le participant déclenche des séquences visuelles projetées sur un écran. A l’heure où je vous parle (mi-novembre ndlr), on est encore en train de créer les dernières boucles visuelles.

Dans ces installations, l’aspect graphique est très étudié…

Effectivement, comme nous avons tout fait nous-mêmes, cela nous a laissé une grande liberté sur le design.

Que montrez-vous en plus de ces deux installations ?

Au sous-sol, nous montrons deux clips que nous avons réalisés en 2014. Le premier s’appelle Pandore et il est constitué d’un mix d’extraits de films des années 1920. L’autre clip projeté – How to disappear completely – propose un voyage dans l’espace à base de dessins et d’animations.

L’exposition vivra aussi au rythme des événements proposés chaque week-end par la Galerie Audi talents. Elle accueillera notamment pour des soirées spéciales Laurent Garnier, le magazine de graphisme Etapes

Vers quoi aimeriez-vous évoluer dans les prochaines années : musique à l’image ? Composition en studio ? Live… ? Scénographie ?

Travailler sur ces installations sonores a agi comme une révélation pour nous. Et je crois qu’on aimerait beaucoup continuer là-dedans : la scénographie, la musique à l’image…